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Les points noirs commerciaux des trois « grandes » firmes high-tech
4 Comments | Posted by Lemeb in Mon avis totalement partial
Mardi soir, je suis tombé sur un tweet de Tristan Nitot (mais si, vous savez, le président de Mozilla Europe) avec un lien vers un article d’un blog technologique du NYTimes (en anglais, mais on s’en fout du texte ^^ ). Cet article montrait en gros les secteurs dans lesquels étaient présents les principales firmes tech, à savoir Microsoft, Google, Apple et Yahoo!. Le plus intéressant de l’article était, comme je l’ai dit, non pas le texte mais le graphique, que je vous copie tel quel :

On voit ici, comme vous pouvez le constater, les différents secteurs dans lesquels les firmes sont… et ne sont pas. Ce graphique m’a interpellé parce que j’avais fait la même réflexion quelques jours auparavant, quoique sous un autre angle. Cette question était : peut-on parler de « points noirs » commerciaux de firmes high-tech ?
Je vais expliquer ma pensée. On peut remarquer, sur ce graphique, que Google n’est pas présents dans les domaines suivants : (construction et) vente de produits physiques musicaux, vente de consoles de jeux vidéos, vente d’ordinateurs, vente de musique, vente de vidéos (même si ça arrive), vente de jeux vidéos, systèmes d’exploitations (même si ça arrive).
Vous ne trouvez pas qu’il y a beaucoup de « vente » et beaucoup de produits physiques dans cette liste de domaines dans lesquels Google n’est pas ? On y reviendra plus tard.
Pour Microsoft, ils sont partout sauf deux domaines : la construction de mobiles et d’ordinateurs. On y reviendra après aussi.
Pour Apple, ils ne sont pas dans la recherche en ligne, ni dans la recherche sur les actualités, ni sur la cartographie online, ni sur le terrain du réseau social (ni non plus sur les consoles de jeux, et encore). Point commun de tout ça : Internet.
Comme vous pouvez le voir, les trois principales firmes (Yahoo compte pas) ont chacun des domaines où elles ne sont pas, et, oh comme c’est bizarre, ces « points noirs » se rejoignent dans un même thème de fond.
Pour Google, la vente : ça doit être dans la philosophie de Google, le gratuit. Google ne vend pas, ou très peu. Les utilisateurs ne payent rien à Google (sauf les annonceurs, mais c’est différent). Et c’est le payant qui est, au final, le secteur où Google n’est pas. Comme le marché physique, d’ailleurs. Google ne construit rien, Google ne vend rien. Pas même des produits dématérialisés (type MP3). Mais on a de bonnes raisons de croire que ça change. Le Nexus One, cet iPhone-killer sorti il y a un mois bientôt ouvre la voie du payant et du physique (premier téléphone estampillé Google, même si il est construit par HTC, mais chut).
Pour Microsoft, la construction de produits physiques. Mais, de ce côté, c’est quasiment la philosophie de l’entreprise. MicroSOFT. Et, Ballmer le répète, Microsoft a pour but de dominer le monde avec les logiciels, pas en construisant des PCs. Mais, comme pour Google, la tendance pourrait changer. Pour plusieurs raisons. Premièrement, parce que Microsoft a besoin d’un nouveau souffle : l’entreprise vieillit quelque peu. Deuxièmement, et surtout pour ça, parce que Microsoft fabrique DÉJÀ des produits physiques. Deux petits exemples : le Zune et la XBox 360. Sans parler de toutes les souris, webcams et micros. Bref, Microsoft peut fabriquer des PCs, et, à mon avis, ce n’est pas impossible qu’ils le fassent bientôt.
Pour Apple, c’est Internet. Apple, mis à part MobileMe (ahem, interdit de pouffer), n’a pas de service Internet à proprement parler. Le site d’Apple est très bien foutu, mais ce n’est pour autant un portail à proprement parler, comme les portails de Microsoft, Google et Yahoo!. Et là, contrairement aux deux précédentes entreprises citées, cela m’étonnerait que Apple s’y mette. Parce que Apple a d’autres produits à faire. Parce que ça n’est pas la philosophie d’Apple (même si rien n’est irrémédiable…). Et parce que le paysage des portails web actuel est déjà assez complet.
Que dire, en conclusion de cet article assez théorique autant qu’économique ? Que les entreprises high-tech ont des points noirs, et sont complémentaires en cela. Mais que ces points noirs pourront être bouchés assez vite. Pour Google et Microsoft, l’enjeu est de taille : ils veulent être partout, dans tous les domaines (contrairement à Apple).
4 commentaires for Les points noirs commerciaux des trois « grandes » firmes high-tech
souls killer | 30 janvier 2010 at 17 h 34 min




J’ai vraiment apprécié la lecture de cet article (je ne saurais dire pourquoi…), je le trouve assez intéressant et les remarques sont pertinentes. Il aurait peut être gagné à être davantage argumenté et poser la question de l’évolution sociologique de l’omniprésence des géants de l’informatique aurait pu être intéressant.
«(premier téléphone estampillé Google, même si il est construit par HTC, mais chut).»
Source ?
Cependant, bien que le fond soit intéressant, tu ne réponds pas réellement à la question que tu te poses en intro, à savoir «peut-on parler de « points noirs » commerciaux de firmes high-tech ?». En effet, cette question sous-entend que tu te demandes si l’absence de ces 3 firmes dans certains domaines risque de nuire à leur rentabilité. Or, tu ne réponds pas réellement à cette problématique.
Néanmoins, je trouve que la réflexion est bien menée (bien qu’un peu courte).