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déc/09

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Qui est le meilleur éditeur de texte minimaliste ?

Death Battle
Je sais pas, ça doit être une tendance. La mode actuellement est au dépouillé, au concentre-toi-sur-l’essentiel. Bein oui, beaucoup de gens ont trouvé que, au final, être déconcentré dans ce qu’on faisait par des éléments visuels extérieurs ou de la musique, c’était mal. Moi aussi, je suis un peu dans cette tendance là : je me suis aperçu que, décidément, écrire un article en écoutant de la musique c’était beaucoup plus long que sans musique.

Enfin bref… J’ai réussi à me procurer deux éditeurs de texte vraiment minimalistes : WriteRoom et Ommwriter. Minimalistes. Oui, ça c’est sûr. Mais qui est le plus efficace ? Haha…

WriteRoom

Write Room, c’est vraiment pour les nostalgiques du terminal. Blanc sur noir, ou, mieux que ça, vert sur noir par défaut, le logiciel fait vraiment penser à une console Linux. Mais, justement, cette ressemblance avec la fenêtre de commandes du système au pingouin n’est pas forcément la meilleure chose qu’on aie pu faire. Parce que, quand même, quoi qu’on dise, le terminal, c’est tout sauf sexy. Avec WriteRoom, on a vraiment l’impression de retomber dans les années 70. Vraiment. Ce qui est un peu… comment dire ? ridicule pour un logiciel disponible uniquement sous Mac.

Je suis assez moyennement convaincu de l’interface utilisateur de WriteRoom. Mais WriteRoom ne s’arrête pas là. Minimaliste, mais pas vraiment dans ses fonctionnalités. En effet, si on fouille un peu, on se rend compte que WriteRoom n’a pas grand chose à envier à TextEdit, et est probablement plus avancé. D’autant plus que l’on peut switcher en mode fenêtres (mais là, ça tue l’intérêt du logiciel).

Qu’est-ce qu’on peut faire, au final, avec Write Room ? Plein de choses, on peut changer le style du texte (gras, italique), on peut changer sa police, sa couleur, etc. Exactement comme dans TextEdit, sauf que les possibilités du point de vue de l’interface utilisateur sont bien supérieures (changer la couleur du fond, des côtés de la fenêtre, etc.)

Alors, gain de temps ? Je sais pas vraiment. Ce que je sais, c’est que WriteRoom est, sous ses allures d’éditeur de texte en terminal (nano pour les linux fan-boys comme moi), un logiciel qui est plein de possibilités.

Ommwriter

Ce qu’on remarque tout de suite dans Ommwriter, c’est la musique zen derrière. Le principe est certes intéressant, ça devient assez vite ennuyant voire carrément déconcentrant. Enfin, ça dépend de la musique, ou plutôt des sons, car cette « musique » qui est jouée en permanence pendant que j’écris n’est rien d’autre qu’un mix de sons naturels (vent, eau, petites clochettes chatoyantes…). Quelques mix sont disponibles, et, de loin, les bruits de la mer sont les plus relaxants.

En ce qui concerne les sons, on remarque d’ailleurs que des petits sons bizarres accompagnent notre frappe. A chaque fois que j’appuie sur une touche, un son est joué. Et d’une note différente à chaque touche. Là encore, c’est un peu agaçant si les sons ne sont pas agréables à entendre.

Si les sons ne sont pas forcément tous très heureux, l’interface est très jolie. Comme vous pouvez le voir sur la capture d’écran, le texte est vraiment mis au centre avec les contours qui s’effacent. Mais il n’y a pas que ça que j’aime : c’est surtout le fond qui est très joli, ainsi que les polices proposées, particulièrement classe et dans l’esprit Mac. On peut changer le fond, mais, pour l’instant, deux fonds seulement sont proposés, ce qui est dommage.

Je vois mal ce que je pourrais écrire de plus, pour la simple et bonne raison que Ommwriter est vraiment dépouillé niveau fonctionnalités : pas d’impression, pas de changement de style (gras, italique), enregistrement seulement en .txt, etc.

Voilà, Ommwriter, une découverte assez sympathique, d’autant plus que ça me fait gagner du temps : là où j’aurais mis habituellement une heure, j’ai écrit ça en dix minutes, et avec l’impression de n’avoir pas fait du Quick&Dirty, et je me suis payé le luxe de relire mon passage écrit sous Ommwriter. Peut-être c’est un effet Placebo, mais j’ai l’impression d’avoir gagné réellement du temps.

Et alors ?

Paradoxal pour des logiciels censés être dépouillés, mais Ommwriter et WriteRoom, c’est deux usages différents. Même si tous les deux sont là pour faire gagner du temps (et le font bien), Ommwriter est plus destiné au soir et/ou aux stressés de la vie, et WriteRoom plus à ceux qui ont besoin de fonctionnalités. Un dernier truc, tout de même : WriteRoom, c’est 25 €. Gros point faible du logiciel.


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2 commentaires for Qui est le meilleur éditeur de texte minimaliste ?

souls killer | 28 décembre 2009 at 15 h 02 min

Je ne vais pas revenir sur les tests que tu as réalisés, n’ayant pas testé les logiciels que tu présentes.

Mais je pense que tu te trompes de problème. La mode n’est pas au «concentre-toi sur l’essentiel», mais plutôt au «supprime l’inutile», et c’est très différent. En effet, l’essentiel peut contenir de fonctionnalités très poussées. Je prends l’exemple des deux éditeurs de texte les plus réputés du mon de GNU/Linux, à savoir Vim et emacs. Ces deux éditeurs sont dotés d’une interface des plus simplistes et pourtant il est possible de réaliser des opération très complexes avec. C’est entre autre pour ça que je ne suis pas très convaincu par Ommwriter : l’idée de jouer un accompagnement musical en permanence me semble totalement contre-productive.

Cependant, à mon avis une interface riche et complexe n’est pas synonyme de mauvaise rentabilité : l’essentiel est que l’interface permette à l’utilisateur d’être plus performant. Je pense notamment aux logiciels de CAO/DAO (WolidWorks notamment, disponible sous Windows) : leurs interfaces sont souvent riches et complexes, mais elles se révèlent très performantes si on sait les utiliser.

Plus simplement, je suis convaincu qu’un logiciel qui permet à son utilisateur d’être productif doit être dépourvu de fioritures superflues -ou au moins, que ces fioritures n’empiètent pas sur les fonctionnalités les plus importantes- et surtout personnalisable *rapidement* : ce que je trouve inutile sera peut-être indispensable à quelqu’un d’autre, et il n’est pas bon de passer trop de temps à devenir productif.

Author comment by admin | 28 décembre 2009 at 15 h 20 min

D’abord, merci pour le commentaire.

La philosophie de ces deux logiciels n’est pas d’enlever le superflu ni l’inutile, mais plutôt, dirons-nous, de faire gagner en productivité en faisant en sorte que l’utilisateur se concentre sur l’essentiel, c’est-à-dire l’écriture (en supprimant l’inutile dans le logiciel). En tout cas, je l’ai interprété comme ça (mais je me trompe peut-être).

Je ne fais aucun commentaire sur la philosophie en elle-même, mais il est vrai que pour certaines personnes (en particulier ceux qui écrivent des trucs longs et intenses, comme les blogeurs par exemple), ça peut être séduisant. Il faut avouer quand même que je suis quand même plus « productif » si je suis au calme avec Ommwriter ou WriteRoom que avec la musique à fond et les notifications Twitter, GMail et MSN dans tous les sens.

Et après, il y a productivité et productivité. Pour un développeur, la productivité passe par la coloration du code, l’auto-complémentation des propriétés, etc. Pour un bloggeur ou un journaliste qui n’a besoin que de taper du texte, l’idéal sera peut-être une concentration maximale sur le texte.

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